• 11.03. Atelier et scène ouverte Slam Connexion


    11.03. Atelier et scène ouverte Slam ConnexionUn atelier suivi d’une scène ouverte sur le thème « insurgez-vous », c’est soirée slam au Papier timbré, fameux bar rennais du vieux st Etienne.  Les slameurs ne sont pas de nature ponctuelle ? Qu’à cela ne tienne, l’atelier commencera tout de même à 18h30 mené d’une main de maître par Cocteau Mot’lotov. Ici, on ne laisse personne sur le carreau. Tout le monde participe et chacun est soutenu à chacun de ses mots. Une équipe du feu de dieu se constitue pour l’atelier, on est bien. Tellement bien que Cocteau se demande s’il a vraiment envie de s’insurger… On s’y met tout de même assez vite parce qu’il faut bien le dire, Cocteau a plus d’un exercice dans son sac et c’est franchement alléchant.  


    Quels mots y a-t-il dans in-su-rre-ction ? Qu’est-ce que ça nous évoque ? Combien y-a-t-il de « r » ? Contre quoi peut-on s’insurger ? Et puis d’abord, quelle définition nous propose le Petit Robert ? Un pêle-mêle de termes en tout genre est alors étalé sur un tableau comme un nuage internet et c’est parti, au boulot, on s’en va faire rimer les mots. S’en suit la lecture de chaque texte, tous plus originaux les uns que les autres ; Qu’on les clame d’une douce voix, en rythme, à grande vitesse, debout sur une chaise d’une voix forte ou rieuse, les textes sont là et les oreilles aussi.


    Puis la scène s’ouvre à 21h, donnant l’opportunité aux slameurs en tous genres de scander leur poésie. On s’y indigne des obligations du quotidien, on se rebiffe contre la politique actuelle, mais certains textes viennent également renverser le thème pour parler d’amour ou de beauté dans le monde. Tout simplement. 
    A grands coups de crayon, d’imagination, de rire, de Cervoise ou de Telenn Du, chacun est poussé au- delà de son « insurgé profond ». Les organisateurs de Slam Connexion réussissent le pari, l’atmosphère plus que joviale mêlent les grands habitués de la scène et les slameurs débutants à participer, y a pas à tortiller, il faut mettre les mains dedans. Ce soir, qu’on se le tienne pour dit, l’hésitation est à laisser au vestiaire.